… de s’habiller en Prada, la nouvelle collection est sublimissime. Les robes aquarelles, les pantalons 70’s…

La nouvelle campagne de Meisel est sublime (pour ceux qui n’ont pas encore saturé de Pivovarova).

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Vous pouvez voir l’intégrale de la campagne scannée, ainsi que plein plein d’éditos, sur la communauté fakingfashion sur LiveJournal (il faut se créer un compte mais ça vaut le coup, pour les amoureux de la mode!)

Quelques mises à jour dans mes galeries. Voici quelques images “backstage” et les résultats de mes dernières séances tests.

Avec JLC, son épouse et styliste Clodine et Didério, coiffeur:

Une des modèles de chez Mademoiselle patiente:

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Le résultat, une image pure comme je les aime:

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Et avec mon Mathieu Richardoz de mari, et Rose de l’agence People:

Rose patiente, elle aussi:

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Pour une image très différente de ce que j’ai jusqu’à maintenant (et pour la modèle également, je pense!):

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Et d’autres choses plus classiques, que vous pourrez découvrir dans les galeries de mon site.

Chaque saison, les fashion addicts n’ont d’yeux que pour les nouvelles collections. On guette les nouvelles tendances, les formes, les couleurs, les matières. Et les paris sont ouverts pour déterminer quels mannequins auront les plus belles gamelles. Il y a même un thread permanent sur l’incontournable The Fashion Spot recensant les plus beaux gadins et autres accidents modistiques (oops, le téton!).

C’est pas beau de se moquer (il parait), mais voici mes gamelles favorites:

Tiiu

Stam

C’est mignon de voir Jessica Stam battre des ailes. Pour la défense des modèles (je vous entends déjà, même marcher elles ne savent pas, bla bla), les conditions d’un défilé sont éprouvantes. Beaucoup de stress, beaucoup de cire sur l’allée, des chaussures improbables et en tout cas pas à la bonne pointure, une combinaison plus que dangereuse!
Edit: désolée, il y a un  petit problème avec l’insertion de vidéos sur wordpress, donc pour le moment vous n’avez que des liens. Mon webmaster et mari favori a tout sous contrôle. :)

On me demande souvent comment faire pour choisir une école de maquillage.

Je dirais que grosso modo, les écoles de maquillage en France se valent toutes. Elles sont très chères, on y apprend beaucoup de choses, des choses utiles et aussi beaucoup de choses superflues voire carrément contre-productives pour un futur maquilleur, leur diplôme n’est pas reconnu, et surtout, elles ne garantissent absolument pas un travail à la sortie.

Chères, toutes le sont. On peut souvent faire un programme court, pour apprendre le maquillage mode, ou un programme long (généralement sur un an) pour apprendre en plus les effets spéciaux. Certaines proposent un programme sur deux ans, qui, à mon avis, est carrément inutile. Un an c’est déjà long et plus que suffisant quand c’est bien fait.

On apprend le maquillage, mais il faut savoir que les écoles sont là pour se faire de l’argent, donc aucune ne dira à un candidat à l’inscription la réalité des faits : sur une promotion de 100 élèves, s’il y en a 3 qui percent dans le métier, c’est déjà pas mal. Et quand je dis le métier, je veux dire maquilleur studio ou sur les plateaux. Maquiller en grand magasin ou boutique, c’est être vendeur. Je l’ai fait 5 ans avant de faire mon école alors je vous assure, il n’y a pas besoin d’une formation de maquilleur pour vendre des cosmétiques. Et si on vous dit le contraire (notamment une certaine marque pro américaine), n’allez pas chez eux, c’est simple, parce que c’est pareil partout. La vente de cosmétiques c’est extrêmement formateur pour un futur maquilleur (on touche à tous types de peaux, tous âges), mais les passerelles entre la vente et le maquillage studio ou cinéma sont quasi nulles.

Dans une école on va souvent vous vendre un kit de maquillage aux couleurs de l’école, ce qui veut dire que souvent, vous ne travaillerez pas avec des produits de pointe, ou tout simplement pas avec suffisamment de produits différents pour vraiment trouver ceux qui vous correspondent le mieux. Parfois, on doit ensuite désapprendre pour réapprendre.

Renseignez-vous sur les stages proposés. Certaines écoles ont de bons contacts, d’autres sont plutôt décevantes à ce niveau. Si vous savez déjà vers quel milieu vous souhaitez vous orienter, cela aiguillera davantage votre choix.

Dans les écoles on essaiera peut-être de vous faire croire que la formation est un passage obligé. En vérité, on peut tout à fait devenir maquilleur pro sans formation. Dans tous les cas, on ne vous demandera jamais votre diplôme. L’autre solution (les deux ne sont pas exclusives, du reste) c’est d’assister un maquilleur senior. En gros, lui laver ses pinceaux pour pouvoir le regarder travailler et apprendre sur le terrain. C’est très formateur, mais c’est extrêmement difficile d’y parvenir, tellement le marché est saturé. Il faut savoir par ailleurs que pour ceux qui parviennent à percer, il faut souvent plusieurs années avant de pouvoir vivre du maquillage.

Personnellement, je ne regrette pas d’avoir été en école. J’ai essayé d’en tirer le meilleur sans me laisser imposer une conception rigide du métier et de la technique. Etre entourée d’une centaine d’esprits bouillonnants de créativité, ce fut une expérience passionnante. Je connais pas cœur les travers du maquilleur tout frais sorti d’école et je me suis dès le départ efforcée d’y échapper. Les plumes et les strass du maquilleur fou, non merci. Je me suis vite plue à parfaire ma technique du maquillage naturel.

Le maquillage naturel, c’est ce qu’on est amené à faire 9 fois sur 10 en tant que maquilleur pro. Alors si vous rêvez de coller des paillettes partout tous les jours vous risquez d’être déçu.

Au final, je pense que j’ai plus appris sur internet qu’à l’école. Mais j’ai fait de merveilleuses rencontres, sur internet c’est plus dur. Je vous recommande mille fois comme ressource le site Make Up Artist Chat (lisez-le en entier, toutes les questions ont déjà été couvertes par les plus grands pros).

Vous pouvez parcourir également certaines discussions du forum Makeup Maquillage (en français, whoo!) au sujet des écoles pour vous faire une idée plus spécifique en fonction de chacune.

Les maquilleurs qui me lisent (je sais qu’il y en a!), n’hesitez pas à poster un témoignage sur votre parcours: si vous avez été en école, quel souvenirs en gardez-vous? Si vous avez choisi un autre chemin, lequel et pourquoi?

Il est dans mon blogroll (y’a plein de trucs bien dedans, d’ailleurs, si vous n’avez pas regardé, là, à droite), mais je vais insister lourdement:

Le blog A Photo Editor est indispensable à toute personne travaillant dans la photo.

Dernièrement, ce post sur les cartes promos (avec un lien vers une galerie flickr avec plein d’exemples) m’a donné plein d’idées. J’adore les enveloppes transparentes!

Voilà pour la petite lecture du week end. Bon week end!

Si j’ai choisi de maquiller essentiellement dans le domaine de la photo, c’est parce que je suis moi-même férue de photographie. Alors, quel plaisir de collaborer à la création de belles images, à l’aide de mes modestes compétences!

Je ne suis pas une comsommatrice invétérée de produits de maquillage (je l’ai été). Ma maladie ce sont les bouquins, en particulier les bouquins de photo. Comment résister à l’envie de vous faire partager mes récentes découvertes?

La dernière la voilà:

 

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Véronique Vial est une photograhe française installée à Los Angeles. Dans cet ouvrage, elle s’invite chez des célébrités le matin, à l’heure du réveil. En achetant le bouquin, je pensais qu’il s’agissait d’anonymes. Mais le fait que ce soient des célèbrités ne gâche rien (je ne suis pas très pipolorama). On redécouvre ces actrices et ces mannequins en les voyant sortir de la couette, la mine pas très fraiche. Enfin, y’en a de plus fraiches que d’autres. Sigourney Weaver a l’air d’avoir plutôt la patate le matin.

Les clichés en noir et blanc sont simplement superbes. Souvent, il y a pas mal de désordre là où sont prises les photos (y’en a qui n’ont pas rangé leur chambre avant la photo!), mais ça marche! Les photos sont tendres, délicates et fraiches, jamais voyeuristes. Elles montrent la féminité sous son jour le plus simple, loin des jeux de séduction.

Les portraits de Daniela Rotelli, Emma Thomson, Patricia Arquette (sublimissime!) et Reese Witherspoon (ci-dessous) font partie de mes préférés. Il y a une histoire derrière chaque photo. On a même envie de lire le texte. Et perso ça ne m’arrive pas souvent avec les bouquins de photo.

 

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L’édition française est épuisée mais vous pouvez le trouver en anglais. Il existe aussi le pendant masculin du bouquin. Je suis curieuse, j’avoue, même si je suis généralement plus touchée par la beauté féminine. Bon, y’a Vin Diesel sous la douche, c’est tentant. (Oups vous n’avez rien lu.)

Un lien vers le site de la photographe (où vous pourrez voir davantage de photos tirées du livre).

Une modèle m’a demandé dernièrement comment savoir si un maquilleur est attentif à l’hygiène. Pour la plupart des maquilleurs ça tient de l’évidence, mais je pense qu’un petit récapitulatif à ce sujet pourrait être apprécié des modèles, photographes et même de vous, qui allez en parfumerie vous maquiller avec les testeurs, je vous ai vues!

 A mon avis, pour être un bon maquilleur, le talent n’est rien sans l’éthique. Et le respect de l’autre, ça commence par une bonne hygiène.

 Le principe : garder ses saletés pour soi et préserver ses produits de toute contamination, dans les deux cas, pour ne pas refiler des choses non souhaitables aux modèles. Pensez au vendeur de sandwitch qui se lave les mains, met des gants en plastique hyper sexy puis tousse dedans. Yum! Vous voyez?

 Bon, déjà, pour savoir si un maquilleur est propre, demandez-lui quelle est sa procédure standard de désinfection de son matériel.

 Sinon, observez sa façon de travailler. Je vais énumérer les règles de base. Si votre maquilleur en oublie une, vous pouvez fuir, ou sortir votre propre maquillage pour limiter les dégats. Pour respecter une hygiène de base, un maquilleur doit:

 - se laver les mains (à l’eau et au savon, ou avec un gel désinfectant pour les mains) avant de commencer le maquillage

 - idem à chaque fois qu’il est en contact avec ses propres germes (pour épargner le modèle, merci): éternuement, main dans les cheveux, etc…

 - idem avant de manipuler ses produits. Il est crucial de ne pas introduire de bactéries dans ses produits (je touche la peau de la modèle, je me désinfecte avant de mettre les doigts dans le fond de teint)

 - désinfecter ses outils (palette, recourbe cils, spatule…) à l’alcool à 90° avant usage

 - utiliser des jetables, l’indispensable étant la brosse à mascara jetable. A moins que vous ne donniez le mascara à la modèle en fin de séance, on n’utilise jamais la brosse intégrée au mascara directement sur la modèle. On utilise une brosse jetable que l’on trempe une fois seulement dans le tube. S’il le faut on en utilise une pour chaque oeil.

 - nettoyer ses pinceaux entre chaque modèle! (si vous avez plein de bouches à maquiller, lors d’un défilé par exemple, prévoir des pinceaux ou applicateurs jetables, mais ne jamais, au grand jamais, aller de modèle en modèle avec le même pinceau)

 Cela peut paraitre contraignant, mais ce sont des habitudes à prendre, ensuite on le fait sans y penser. Ca coûte cher. Mais on ne peut pas passer outre.

 Les vrais risques:

On est nombreux à se croire au dessus d’une conjonctivite (et à utiliser les testeurs en parfumerie sur son visage sans complexe). Et puis une conjonctivite c’est pas bien grave. Alors deux mots sur les risques rééls : oui, la conjonctivite, c’est ce qu’on a le plus de risques d’attraper avec un maquilleur peu scrupuleux.

 Mais il ne faut pas oublier le bouton de fièvre (hyper contagieux), autrement dit le virus de l’herpès. Un herpès, ca s’attrappe aussi dans l’oeil. Là, c’est moins drôle, on peut perdre la vue (et encore une fois c’est hyper contagieux).

 Le chalazion est relativement bénin, mais il a deux inconvénients : comme l’herpès, il est récurrent (une poussée en cas de stress, fatigue) et surtout il est très très moche. Une modèle qui arrive à un casting avec l’oeil tellement enflé qu’elle peut à peine l’ouvrir, hmm, je ne parierais pas sur ses chances de l’emporter.

 Le point crucial c’est qu’en tant que maquilleur on est amené à entrer dans la sphère d’intimité de la modèle, plus que toutes les personnes “on set”. Si bien que j’ai parfois des scrupules à aller travailler en étant malade. Bon, ok, souvent c’est une modèle de la semaine passée qui m’a refilé sa crève, mais c’est pas une raison pour se venger sur la modèle suivante. J’ai déjà pensé utiliser les masques en papiers que mettent les japonais dans les lieux publics quand ils sont malades. J’en ai dans mon kit d’ailleurs (ca s’achète en pharmacie). Mais je n’en ai encore jamais mis de peur de passer pour une givrée.

 En France, ce genre de pratique est vue d’un oeil relativement suspect. Nous sommes sans doute un peu en retard sur ces questions. Il suffit de voir les prix prohibitifs pratiqués par les magasins de maquillage pro sur les jetables, ça ne motive pas à être propre! Sur Camera Ready Cosmetics, on trouve heureusement des brosses a mascara, applicateurs à gloss et éponges à fond de teint pour trois fois rien (avec le change dollar/euro en plus…) Non, non, je ne suis pas sponsorisée.

 Et bon, penser à prendre une douche le matin avant le travail, mettre du déo et toujours avoir des pastilles à la menthe dans son kit .

 

galliera.jpgDernièrement, j’ai adoré l’exposition intitulée “Les Années Folles” au Musée Galliéra. Mes yeux de maquilleuse se sont écarquillés devant les associations de couleurs inédites, les matières oubliées, les lignes géométriques et les motifs orientaux… Tout m’a donné envie de prendre mes pinceaux!

Je ne saurais que trop vous conseiller d’y aller, que vous soyiez maquilleur ou non. C’est une merveilleuse fenêtre sur cette époque qui a révolutionné la vie des femmes. C’est pendant les années 20 que les femmes s’approprient la modernité et le confort de la mode masculine. 170 modèles sont exposés. Patou, Poiret, Lanvin, Chanel sont évidemment présents.

J’ai eu le malheur d’y aller le 2 janvier, juste après les fêtes donc, et c’était plein à craquer. Mais l’exposition dure jusqu’au 30 mars.

Ah, amusant: les fards Bourjois n’ont pas changé d’un poil depuis lors, même les noms ont été conservés!

Cela me passionne toujours d’écouter la réponse des maquilleurs à la question : “Qu’est ce qui vous inspire?” Certains collègues ont, je le sais, des films fétiches qu’ils regardent lorsqu’ils sont en panne d’idées. Les maquilleurs et tous les artistes qui me lisez, partagez vous aussi ce qui vous inspire dans un commentaire.

meandmarketa.jpgLes personnes avec qui je travaille, clients, mannequins ou photographes, sont souvent curieuses de connaitre les produits que j’utilise. Et ces personnes sont souvent étonnées de trouver beaucoup de produits de marques totalement inconnues du grand public et parfois des produits… de grande surface!

Il faut dire pour commencer que c’est inutile de me demander quel est le meilleur fond de teint, le meilleur mascara, etc… Chaque maquilleur doit trouver le produit qui lui convient. C’est une question de goût, de main. J’utilise par exemple majoritairement les fonds de teint américains RCMA. Personne ne les connait en France (il n’y a qu’une boutique qui les vend à Paris, et encore, en tant que fond de teint pour prothèses pour effets spéciaux!). Ils font un tabac chez les pros américains. Et pourtant, certains leur reproche d’être trop couvrant, parfois crayeux (ce sont des fond de teint de théâtre à l’origine). Personnelement, je les dilue systématiquement et je ne me lasse pas du résultat transparent et légèrement brillant.

Evidemment il y a quelques favoris qui reviennent souvent. On peut les trouver dans la rubrique In my kit(en anglais, désolée, ça va arriver souvent) sur le site de Kevin James Bennett, maquilleur primé de nombreuses fois aux USA. Je précise que KJ n’a pas été payé pour faire la promo de ces produits, c’est simplement un ange parmi les maquilleurs, qui n’a cessé de rassembler toutes ces informations auprès de ses pairs pour guider les maquilleurs débutants.

On trouve dans ce condensé du meilleur du maquillage “pro” des marques haut de gammes comme Dior, Shu Uemura, des marques qui se revendiquent pro (Make up forever) et des marques de grande distribution comme Revlon ou Gemey! Comme quoi, ça n’est pas toujours (et même rarement) une histoire de prix.

Bon, d’accord, j’adore Nars (surtout les rouges à lèvres et les “Multiples”), qui n’est pas la moins chère des marques.

Une maquilleuse que j’admire m’a récemment vanté les mérites du blog. C’est une excellente façon de se faire connaître, de sortir du cadre compassé du portfolio, pour ceux qui sont curieux au sujet de la personnalité de celle avec qui ils vont travailler.

J’en profite donc pour faire un clin d’oeil donc à Pascale Récher, désormais basée sur Londres, dont vous pouvez entre autre lire le blog sur:
http://www.pascalerecher.com/

J’inaugure donc ici mon blog pro (c’est pas la première fois que je raconte ma vie sur internet), où je parlerai des sites et des gens que j’apprécie, de mon travail de maquilleuse, et où j’essaierai de ne pas trop râler (un peu quand même).

Et un grand merci à Mathieu Richardoz, qui, en plus d’être un mari et un photographe fantastiques, a installé WordPress sur mon site. :)  Vous pouvez jeter un oeil à son travail ici.