J’ai pu constater qu’un certain nombre de jeunes maquilleurs et de personnes envisageant cette carrière lisent ce blog. Se lancer en tant que maquilleur est une grande aventure. C’est excitant, tout l’aspect créatif, mais on oublie souvent qu’un maquilleur passe la moitié de son temps à maquiller, et l’autre moitié à créer son réseau (cf mon post intitulé “blogs indépendants” avec plein de liens très bien) et à s’occuper de tâches administratives.
De plus, un maquilleur débutant dans la photo ne doit pas s’attendre à gagner des milles et des cents à son lancement. J’en ai déjà parlé, j’insiste encore: avant de s’attendre à gagner de l’argent, il faut se construire un book et un réseau. Cela peut prendre beaucoup, beaucoup, de temps et d’énergie. Et même en y mettant la meilleure volonté du monde, peu parviendront à gagner leur vie en tant que maquilleur. Sur le millier de maquilleurs qui sortent des écoles chaque année, une dizaine perceront dans le métier.
Le pactole n’arrive pas du jour au lendemain (s’il arrive jamais). Donc, il faut être très très motivé pour arriver à gérer une entreprise tout seul avec des rentrées d’argent maigres au départ. Et quand on commence à gagner sa vie, la paperasse est devenue depuis longtemps une habitude. Read the rest of this entry…
J’ai longtemps été une accro au maquillage. Mais en devenant maquilleuse pro, me maquiller moi-même m’a assez vite désintéressée. Et je raisonne mes envies d’achats compulsifs en parfumerie en jetant un oeil à ma comptabilité. Mais la fascination pour les produits de maquillage est toujours la même. J’aime les nouvelles couleurs, et surtout les nouvelles textures.
Je me souviens de l’apparition des premiers produits à base de silicone (houla! je sonne mamie, là, non?), quelle révolution! Et de l’apparition des premiers fards à paupière crème pour le grand public (ce n’est que plus tard que j’appris que c’était le B.A.ba des maquilleurs depuis des décennies).
Maintenant, au lieu d’acheter la nouveauté dernier cri, je customize. La couleur, la texture, tout peut se modifier à volonté, c’est tellement passionnant! Avec un minimum de connaissances de chimie et de la théorie des couleurs, on peut, à l’aide de produits de pharmacie de base et de pigments cosmétiques, modifier, voire créer soi-même ses produits!
Je me souviens avoir lu une interview où Serge Lutens (je lui consacrerai un article prochainement) racontait comment enfant il créait ses propres rouges à lèvres dans les casseroles de ma mère. Et je me souviens du déclic que ces mots ont produits.
Lorsque j’imagine un maquillage, je ne passe pas les produits de mon kit en revue pour savoir quelles associations faire. J’imagine la couleur, la matière. Je peux me perdre en rêveries devant un nuancier pantone (ou devant les catalogues du rayon peinture du BHV!). Imaginer une couleur, puis essayer de la recréer avec les produits que l’on a sous la main, quel plaisir! Les possibilités sont infinies. (La théorie des couleurs permet d’”organiser” cet infini, c’est important d’en avoir une bonne maîtrise.)
Un maquilleur avec de l’ancienneté m’a un jour conseillé de réaliser cette experience : essayer de recréer la couleur exacte de sa peau (un fond de teint quoi) à partir de fard gras de couleurs primaires uniquement. C’est très amusant et un excellent exercice!
Si vous êtes aussi accro du maquillage, quelles expériences de mélanges intéressantes avez vous faites?
-Pour en savoir plus sur la composition des cosmétiques
-Sur la théorie des couleurs
-Pour trouver des pigments cosmétiques
Je suis heureuse d’avoir reçu les conseils avisés de vétérans du métier très tôt lorsque je me suis lancée en tant que maquilleuse. Lorsqu’on se lance en tant que maquilleur professionnel, et qu’on veut gagner sa vie avec ses pinceaux, il y a beaucoup de pièges qu’on doit apprendre à éviter, beaucoup de personnes avec peu de scrupules, qui essaient de tirer avantage de l’ignorance des débutants.
Quand on commence, souvent fraîchement sorti d’une école, personne ne nous a préparé à cela. Il y a bon nombre d’offres pour des jobs, et il est difficile de démêler le bon du mauvais. C’est du ressort de chaque maquilleur de s’éduquer et d’apprendre comment faire pour éviter les arnaques. J’ai eu mon compte de plans foireux, au début.
C’est vrai, quand on commence, on ferait n’importe quoi ou presque pour avoir du boulot. Et certains en profitent et font miroiter monts et merveilles. Tout ça pour atterrir dans un job pas rémunéré et souvent pas gratifiant.
Une chose à dire: NO-SPEC!

No-spec est un site d’information créé à l’origine par et pour les designers freelance. Mais beaucoup peut se rapporter au métier de maquilleur.
No-spec revendique le droit des designers à refuser de travailler sur des spéculations, c’est-à-dire bien souvent gratuitement pour des compagnies qui font du profit avec le travail que vous leur donnez. Beaucoup de maquilleurs se sont ralliés à la cause. Pour résumer, pour un maquilleur, refuser le travail spéculatif c’est:
-refuser de travailler sans qu’une rémunération ait été établie au préalable (paiement d’un tarif journalier sur un shoot commercial ou un film, paiement par des images lors de séances de test)
-ne pas travailler en espérant avoir plus que ce qui a été négocié. Il y aura beaucoup de gens pour promettre du travail trèèès bien payé après cette séance gratuite. Croyez-moi, cela ne se passe jamais comme ça. No-spec, c’est, en clair: si le boulot en question ne vous apporte RIEN, ce ne sont pas des promesses en l’air qui y changeront quoi que ce soit.
-savoir estimer sa propre valeur. Il y aura toujours, hélas, un maquilleur pour accepter de faire un catalogue commercial pour 40€ la journée. Je pense que tout maquilleur qui commence devrait s’informer des tarifs moyens en vigueur dans la zone géographique où il exerce. Travailler sous ces tarifs pour le même type de travail, c’est dévaluer le marché, saboter ses concurrents et se saboter soi-même.
-apprendre à travailler avec le client. Un maquilleur freelance n’est pas seulement quelqu’un avec des pinceaux, il doit aussi se montrer à la hauteur pour gérer son activité, ses finances, et ses clients. Cela signifie négocier, discuter et parfois refuser. A mon avis, accepter tout à n’importe quelle condition ne vous donne pas de crédibilité en tant qu’individu. On va vous utiliser une fois et vous oublier.
-se donner des objectifs. Lorsqu’on commence, il est plus facile de choisir un marché dans lequel se spécialiser au début, quitte à changer par la suite. Si on essaie dès le début de se lancer comme maquilleur à la fois dans le cinéma et la photo et le théâtre, le risque est de s’éparpiller et de devoir faire trois fois plus d’efforts pour arriver quelque part. Pour ce qui est plus spécifique à la photo, le fait de se construire un book ne doit pas être un pretexte pour accepter toutes les séances venues. Si vous souhaitez travailler dans la mode, des photos de nus ne vous serviront probablement à rien. Une fois acquise une certaine expérience, travailler avec des modèles amateurs ne fera pas sans doute pas non plus progresser votre book.
J’aimerai insister sur le fait que je soutiens ceux qui ont le désir de travailler bénévolement. Mais pourquoi donner votre temps à des gens peu scrupuleux qui ne cherchent qu’à économiser de l’argent sur votre dos alors qu’il y a plein d’organisation caritatives pour accueillir les bénévoles à bras ouverts. Les hôpitaux et les prisons acceptent souvent avec plaisir les maquilleurs qui viennent apporter un peu de bien-être.

No-spec peut aussi se rapporter à plein de métiers, photo, mannequinat, et je pense, à tous les métiers freelance. Ceux qui me lisent et travaillent en freelance, avez-vous été l’objet également de propositions basées sur la spéculation? Quelle est votre position sur ce sujet?
On me demande souvent comment faire pour choisir une école de maquillage.
Je dirais que grosso modo, les écoles de maquillage en France se valent toutes. Elles sont très chères, on y apprend beaucoup de choses, des choses utiles et aussi beaucoup de choses superflues voire carrément contre-productives pour un futur maquilleur, leur diplôme n’est pas reconnu, et surtout, elles ne garantissent absolument pas un travail à la sortie.
Chères, toutes le sont. On peut souvent faire un programme court, pour apprendre le maquillage mode, ou un programme long (généralement sur un an) pour apprendre en plus les effets spéciaux. Certaines proposent un programme sur deux ans, qui, à mon avis, est carrément inutile. Un an c’est déjà long et plus que suffisant quand c’est bien fait.
On apprend le maquillage, mais il faut savoir que les écoles sont là pour se faire de l’argent, donc aucune ne dira à un candidat à l’inscription la réalité des faits : sur une promotion de 100 élèves, s’il y en a 3 qui percent dans le métier, c’est déjà pas mal. Et quand je dis le métier, je veux dire maquilleur studio ou sur les plateaux. Maquiller en grand magasin ou boutique, c’est être vendeur. Je l’ai fait 5 ans avant de faire mon école alors je vous assure, il n’y a pas besoin d’une formation de maquilleur pour vendre des cosmétiques. Et si on vous dit le contraire (notamment une certaine marque pro américaine), n’allez pas chez eux, c’est simple, parce que c’est pareil partout. La vente de cosmétiques c’est extrêmement formateur pour un futur maquilleur (on touche à tous types de peaux, tous âges), mais les passerelles entre la vente et le maquillage studio ou cinéma sont quasi nulles.
Dans une école on va souvent vous vendre un kit de maquillage aux couleurs de l’école, ce qui veut dire que souvent, vous ne travaillerez pas avec des produits de pointe, ou tout simplement pas avec suffisamment de produits différents pour vraiment trouver ceux qui vous correspondent le mieux. Parfois, on doit ensuite désapprendre pour réapprendre.
Renseignez-vous sur les stages proposés. Certaines écoles ont de bons contacts, d’autres sont plutôt décevantes à ce niveau. Si vous savez déjà vers quel milieu vous souhaitez vous orienter, cela aiguillera davantage votre choix.
Dans les écoles on essaiera peut-être de vous faire croire que la formation est un passage obligé. En vérité, on peut tout à fait devenir maquilleur pro sans formation. Dans tous les cas, on ne vous demandera jamais votre diplôme. L’autre solution (les deux ne sont pas exclusives, du reste) c’est d’assister un maquilleur senior. En gros, lui laver ses pinceaux pour pouvoir le regarder travailler et apprendre sur le terrain. C’est très formateur, mais c’est extrêmement difficile d’y parvenir, tellement le marché est saturé. Il faut savoir par ailleurs que pour ceux qui parviennent à percer, il faut souvent plusieurs années avant de pouvoir vivre du maquillage.
Personnellement, je ne regrette pas d’avoir été en école. J’ai essayé d’en tirer le meilleur sans me laisser imposer une conception rigide du métier et de la technique. Etre entourée d’une centaine d’esprits bouillonnants de créativité, ce fut une expérience passionnante. Je connais pas cœur les travers du maquilleur tout frais sorti d’école et je me suis dès le départ efforcée d’y échapper. Les plumes et les strass du maquilleur fou, non merci. Je me suis vite plue à parfaire ma technique du maquillage naturel.
Le maquillage naturel, c’est ce qu’on est amené à faire 9 fois sur 10 en tant que maquilleur pro. Alors si vous rêvez de coller des paillettes partout tous les jours vous risquez d’être déçu.
Au final, je pense que j’ai plus appris sur internet qu’à l’école. Mais j’ai fait de merveilleuses rencontres, sur internet c’est plus dur. Je vous recommande mille fois comme ressource le site Make Up Artist Chat (lisez-le en entier, toutes les questions ont déjà été couvertes par les plus grands pros).
Vous pouvez parcourir également certaines discussions du forum Makeup Maquillage (en français, whoo!) au sujet des écoles pour vous faire une idée plus spécifique en fonction de chacune.
Les maquilleurs qui me lisent (je sais qu’il y en a!), n’hesitez pas à poster un témoignage sur votre parcours: si vous avez été en école, quel souvenirs en gardez-vous? Si vous avez choisi un autre chemin, lequel et pourquoi?
Il est dans mon blogroll (y’a plein de trucs bien dedans, d’ailleurs, si vous n’avez pas regardé, là, à droite), mais je vais insister lourdement:
Le blog A Photo Editor est indispensable à toute personne travaillant dans la photo.
Dernièrement, ce post sur les cartes promos (avec un lien vers une galerie flickr avec plein d’exemples) m’a donné plein d’idées. J’adore les enveloppes transparentes!
Voilà pour la petite lecture du week end. Bon week end!
Une modèle m’a demandé dernièrement comment savoir si un maquilleur est attentif à l’hygiène. Pour la plupart des maquilleurs ça tient de l’évidence, mais je pense qu’un petit récapitulatif à ce sujet pourrait être apprécié des modèles, photographes et même de vous, qui allez en parfumerie vous maquiller avec les testeurs, je vous ai vues!
A mon avis, pour être un bon maquilleur, le talent n’est rien sans l’éthique. Et le respect de l’autre, ça commence par une bonne hygiène.
Le principe : garder ses saletés pour soi et préserver ses produits de toute contamination, dans les deux cas, pour ne pas refiler des choses non souhaitables aux modèles. Pensez au vendeur de sandwitch qui se lave les mains, met des gants en plastique hyper sexy puis tousse dedans. Yum! Vous voyez?
Bon, déjà, pour savoir si un maquilleur est propre, demandez-lui quelle est sa procédure standard de désinfection de son matériel.
Sinon, observez sa façon de travailler. Je vais énumérer les règles de base. Si votre maquilleur en oublie une, vous pouvez fuir, ou sortir votre propre maquillage pour limiter les dégats. Pour respecter une hygiène de base, un maquilleur doit:
- se laver les mains (à l’eau et au savon, ou avec un gel désinfectant pour les mains) avant de commencer le maquillage
- idem à chaque fois qu’il est en contact avec ses propres germes (pour épargner le modèle, merci): éternuement, main dans les cheveux, etc…
- idem avant de manipuler ses produits. Il est crucial de ne pas introduire de bactéries dans ses produits (je touche la peau de la modèle, je me désinfecte avant de mettre les doigts dans le fond de teint)
- désinfecter ses outils (palette, recourbe cils, spatule…) à l’alcool à 90° avant usage
- utiliser des jetables, l’indispensable étant la brosse à mascara jetable. A moins que vous ne donniez le mascara à la modèle en fin de séance, on n’utilise jamais la brosse intégrée au mascara directement sur la modèle. On utilise une brosse jetable que l’on trempe une fois seulement dans le tube. S’il le faut on en utilise une pour chaque oeil.
- nettoyer ses pinceaux entre chaque modèle! (si vous avez plein de bouches à maquiller, lors d’un défilé par exemple, prévoir des pinceaux ou applicateurs jetables, mais ne jamais, au grand jamais, aller de modèle en modèle avec le même pinceau)
Cela peut paraitre contraignant, mais ce sont des habitudes à prendre, ensuite on le fait sans y penser. Ca coûte cher. Mais on ne peut pas passer outre.
Les vrais risques:
On est nombreux à se croire au dessus d’une conjonctivite (et à utiliser les testeurs en parfumerie sur son visage sans complexe). Et puis une conjonctivite c’est pas bien grave. Alors deux mots sur les risques rééls : oui, la conjonctivite, c’est ce qu’on a le plus de risques d’attraper avec un maquilleur peu scrupuleux.
Mais il ne faut pas oublier le bouton de fièvre (hyper contagieux), autrement dit le virus de l’herpès. Un herpès, ca s’attrappe aussi dans l’oeil. Là, c’est moins drôle, on peut perdre la vue (et encore une fois c’est hyper contagieux).
Le chalazion est relativement bénin, mais il a deux inconvénients : comme l’herpès, il est récurrent (une poussée en cas de stress, fatigue) et surtout il est très très moche. Une modèle qui arrive à un casting avec l’oeil tellement enflé qu’elle peut à peine l’ouvrir, hmm, je ne parierais pas sur ses chances de l’emporter.
Le point crucial c’est qu’en tant que maquilleur on est amené à entrer dans la sphère d’intimité de la modèle, plus que toutes les personnes “on set”. Si bien que j’ai parfois des scrupules à aller travailler en étant malade. Bon, ok, souvent c’est une modèle de la semaine passée qui m’a refilé sa crève, mais c’est pas une raison pour se venger sur la modèle suivante. J’ai déjà pensé utiliser les masques en papiers que mettent les japonais dans les lieux publics quand ils sont malades. J’en ai dans mon kit d’ailleurs (ca s’achète en pharmacie). Mais je n’en ai encore jamais mis de peur de passer pour une givrée.
En France, ce genre de pratique est vue d’un oeil relativement suspect. Nous sommes sans doute un peu en retard sur ces questions. Il suffit de voir les prix prohibitifs pratiqués par les magasins de maquillage pro sur les jetables, ça ne motive pas à être propre! Sur Camera Ready Cosmetics, on trouve heureusement des brosses a mascara, applicateurs à gloss et éponges à fond de teint pour trois fois rien (avec le change dollar/euro en plus…) Non, non, je ne suis pas sponsorisée.
Et bon, penser à prendre une douche le matin avant le travail, mettre du déo et toujours avoir des pastilles à la menthe dans son kit .
Les personnes avec qui je travaille, clients, mannequins ou photographes, sont souvent curieuses de connaitre les produits que j’utilise. Et ces personnes sont souvent étonnées de trouver beaucoup de produits de marques totalement inconnues du grand public et parfois des produits… de grande surface!
Il faut dire pour commencer que c’est inutile de me demander quel est le meilleur fond de teint, le meilleur mascara, etc… Chaque maquilleur doit trouver le produit qui lui convient. C’est une question de goût, de main. J’utilise par exemple majoritairement les fonds de teint américains RCMA. Personne ne les connait en France (il n’y a qu’une boutique qui les vend à Paris, et encore, en tant que fond de teint pour prothèses pour effets spéciaux!). Ils font un tabac chez les pros américains. Et pourtant, certains leur reproche d’être trop couvrant, parfois crayeux (ce sont des fond de teint de théâtre à l’origine). Personnelement, je les dilue systématiquement et je ne me lasse pas du résultat transparent et légèrement brillant.
Evidemment il y a quelques favoris qui reviennent souvent. On peut les trouver dans la rubrique “In my kit” (en anglais, désolée, ça va arriver souvent) sur le site de Kevin James Bennett, maquilleur primé de nombreuses fois aux USA. Je précise que KJ n’a pas été payé pour faire la promo de ces produits, c’est simplement un ange parmi les maquilleurs, qui n’a cessé de rassembler toutes ces informations auprès de ses pairs pour guider les maquilleurs débutants.
On trouve dans ce condensé du meilleur du maquillage “pro” des marques haut de gammes comme Dior, Shu Uemura, des marques qui se revendiquent pro (Make up forever) et des marques de grande distribution comme Revlon ou Gemey! Comme quoi, ça n’est pas toujours (et même rarement) une histoire de prix.
Bon, d’accord, j’adore Nars (surtout les rouges à lèvres et les “Multiples”), qui n’est pas la moins chère des marques.